Ferrari pointée du doigt pour plancher mobile

Il n'aura pas fallu longtemps pour que les rivalités entre les équipes aboutissent comme chaque saison à des interrogations et des plaintes. Les premiers à avoir subi l'assaut des juristes sont Super Aguri F1 qui est soupçonné d'utiliser un chassis Honda version 2006, ce qui est interdit par la FIA. De leur coté, les japonnais précise que la SA-107 n'est en aucune manière une Honda 2006, mais un châssis crée en collaboration entre les deux équipe et donc, ayant de de ce fait de singulières similitudes. L'affaire, dont la rumeur court depuis de nombreuses semaines, a été porté officiellement devant la FIA par l'écurie Spyker. Non recevable à Melbourne pour cause de délais tardifs, elle devrait resurgir avant Sepang.
Ferrari, qui elle a remporté le premier Grand Prix de la saison, est également dans le collimateurs des ingénieurs et enquêteurs de plusieurs écuries qui se posent de nombreuses questions sur sa suprématie australienne, à tel point que l'on chuchote dans le paddock que le fond plat de la F2007 ne serait pas règlementaire. Les observateurs auraient, semble-t'il, mais sans donner de preuves ou de précisions, remarqué que le fond plat de la monoplace Ferrari se baisserait en fonction de paramètres spécifiques, lui permettant d'augmenter son appui dans les courbes ou sa vitesse de pointe en ligne droite ce qui laisserait supposé que le plancher de la F2007 serait flexible ou mobile, ce qui est illégal.
On n'est pas sans se souvenir de l'affaire des ailerons Ferrari au début de la saison 2006. Là où l'on voyait nettement avec la caméra embarquer l'ailette fléchir sous l'effet de la vitesse, il va être beaucoup plus difficile de constater ce phénomène sur le fond plat.
Chez Ferrari, on prend la chose au sérieux, mais sans s'inquiéter : "Cela fait partie du jeu et cela se passe à chaque fois que nous sommes les plus rapides. Ce n'est pas la première fois qu'il y a des doutes sur la légalité d'un élément. Si quelqu'un a envie de se plaindre, il peut toujours le faire auprès de la FIA". Mais une plainte n'est pas encore à l'ordre du jour, comme le souligne Ron Dennis : "Nous verrons où en sont les choses dans 2 ou 3 courses. Beaucoup d'éléments apparaissent à la première course et l'on voit ce qui est légal et ce qui ne l'est pas. La plus part des équipes ont droit au bénéfice du doute lors du premier Grand Prix. Je pense qu'il y aura des clarification sur certains aspects de certaines voitures, ce qui permettra de réduire sensiblement les écarts".
Attendons donc l'avis de la FIA. Dans le cas où le fond plat de la Ferrari est réellement flexible, l'écurie aura une nouvelle fois tenté de tricher. Dans le cas contraire, leurs adversaires n'auront plus qu'à se retrousser les manches pour rattraper leur retard.





