2005 : la mort de la F1 ?

La saison est à peine commencée que déjà le spectacle des prochaines courses semble compromis. Il est vrai que depuis plusieurs années maintenant, tout le monde prédit la mort à moyen terme du roi des sports mécaniques et pourtant, nous en somme certainement plus proche que jamais. La faute à qui me direz-vous ?
Facile. A tout ce petit monde qui ne semble pas être en mesure de comprendre que la poule aux œufs d’or va finir par s’envoler vers d’autres disciplines. La poule aux œufs d’or, oui, car la F1 n’a jamais été aussi riche.
Riche financièrement avec les milliards de dollars engloutis chaque année par les écuries, la fédération, les chaînes de télévisions, les promoteurs de GPs, les divers partenaires…
Riche médiatiquement avec une couverture plus mondiale que jamais, des millions de nouveaux spectateurs asiatiques et arabes pour le plus part. Riche internationalement avec des investisseurs de tous azimuts, des circuits ultra moderne s’édifiant au quatre coins du monde. Et pourtant, cet afflux d’avantages colossaux ne semble pas être en mesure de supporter les quelques défauts qui rongent ce sport de l’intérieur. Certes, au cours de son histoire, la F1 a toujours eu des passages à vide, des tensions internes, des difficultés a gérer des identités aussi différentes que les équipes ou les pilotes, mais aujourd’hui, la corrosion, trop longtemps ignoré, transforme le vaisseau F1 en une épave au bord du naufrage. Et ce premier Grand Prix de la saison n’en est que le malheureux présage.
C’est vrai, Schumacher senior n’a pas gagné, McLaren semble à nouveau dans le coup, Red Bull crée la surprise au dépend de BAR qui sombre, Renault survole tout ses débats du haut de son nuage. Nuage gris pourtant… Après des essais hivernaux posant des doutes quand l’action positive du nouveau règlement, l’analyse du week-end montre bien que la Formule 1 souffre et que les décisions prisent trop rapidement durant la fin de la saison dernière ont totalement manqué de réflexion. Et il n’est malheureusement pas question de mise au point sur de petits détails mineurs. Le plus grand débat de l’inter saison n’était-il pas la réglementation floue au sujet des pneumatiques ? Organes essentiels d’une voiture.
Les soucis majeurs de la F1 actuelle sont bien connu, est ce depuis plusieurs années. Manque de spectacle et dépenses excessives. Deux problèmes qu’étrangement la majorité des sports ne connaissent pas. Alors pourquoi cela serait-il insurmontable en Formule 1 ? Revenons quelques mois en arrière. La fédération, ainsi que les écuries se réunissent plusieurs fois pour trouver des solutions viables afin de relancer la F1 vers le « bon sens ». Au final, obligation pour un bloc V10 de tenir la distance de 2 week-end de GP, utilisation d’un train de pneu unique pour la course et la séance de qualification, modifications draconiennes d’éléments aérodynamiques majeurs, à savoir les ailerons avant, arrière et le diffuseur. En plus de cela, est lancé l’idée de réduire le nombre de journées d’essais privées durant la saison. Si certains points peuvent paraître intéressants au premier abord, d’autres sont absolument aberrants.
Examinons ce que ce nouveau règlement a ou apportera à la F1 maintenant que nous en avons vu l’efficacité lors du Grand Prix de Melbourne.





