La réussite passera par les qualifs

Depuis le début de saison, les McLaren / Mercedes sont en retraits par rapports aux espoirs escomptés. Les essais hivernaux prométteurs n'ont toujours pas portés leurs fruits, pourtant, tout est là, ou presque.
Coté fiabilité, le team peut s'enorgueillir de ne pas avoir encore eut de soucis techniques en courses. Ce sont d'ailleurs les seuls des "top team" à n'avoir jamais subit d'abandon. Les pneumatiques Michelin semblent à la hauteur de ce qui leur est demandé. Une adhérance hors du commun pour des pneus pouvant couvrir la totalité d'un Grand Prix. Il n'est d'ailleur pas rare de les voir encore en bonne forme aprés les 300km de course.
Le package général de la voiture est bon. L'aérodynamique, le chassis et le moteur forme un tout homogène permettant au monoplace grise de tourner régulièrement en des temps très rapide. Les temps au tour sont là pour le prouver. Coté stabilité, la MP4/20 est bien née. Rapide en courbe, elle reste contrôlable dans le sillage des ses concurents, permettant des dépassements aisés, lorsque le circuit le permet.
Pourquoi donc Kimi, Juan-Pablo ou Pedro ne sont donc t-ils pas encore montés sur la plus haute marche d'un podium ?
La raison vient du faible rendement des McLaren lors des séances de qualifications. Si l'on oublie les déboires dus à la météo ou aux erreurs de pilotage, aucune MP4/20 n'a pu être mieux placé que 6e sur la grille de départ. Le problème est d'autant plus dur à résoudre que la seconde séance de qualification se fait avec les réglages et les pneus adoptés pour le reste de la course. Impossible donc logiquement de pouvoir modifier quelques chose de ce coté là. Le travail à fournir est donc à focaliser sur la première séance de qualification, là où les ingénieurs peuvent encore modifier la monoplace. Mais la tache reste ardue. Comment faire gagner suffisement de dixième à une voiture pour garder une position favorable malgrès ceux perdues lors de la seconde séance ?
Chez McLaren, on affirme pouvoir apporter bientôt la solution: "Nous savons ce que nous devons faire pour améliorer nos positions sur les grilles de départ. Nous allons essayer d’accélérer le processus de production des nouveaux éléments qui, à l’origine, devaient apparaître au Grand Prix d’Espagne" précise Ron Dennis.
On peut tout de même rester sceptique sur un quelconque changement de comportement aussi flagrant d'une monoplace entre deux types de séances.





