Bilan avant Imola (partie 3)

Sauber / Petronas
L’écurie Suisse est à la peine depuis plusieurs saisons et ce début de championnat laisse envisager une longue traversée du désert. En engageant Villeneuve au coté de Massa, Peter Sauber avait pour ambition d’utiliser l’expérience du québécois pour développer rapidement sa nouvelle monoplace, malheureusement, les directions choisi par les ingénieurs ne correspondent pas aux desseins du pilote canadien. Villeneuve n’arrive tout simplement pas à se faire à la voiture. Ajouter à cela la lenteur des monoplaces et Sauber ne parvient à prendre que 2 petits points à la sauvette. Même si la dernière course a vu les C24 revivrent, il est loin le temps où les bleus s’approchaient des podiums.
"Je n'ai aucune confiance dans ma voiture ! Je n'arrive pas à m'habituer à l'électronique et je pense que l'on devrait redonner la main aux pilotes et non laisser l'électronique tout faire..." rapportait Jacques Villeneuve.
De plus beaucoup de rumeurs et de questions circulent autour d’eux, ce qui n’arrange certainement pas l’atmosphère de l’équipe. Villeneuve va t-il finir la saison, Sauber va t’elle passer sous le giron de BMW, Massa a t-il les reins pour porter à lui seul le team ?
Red Bull / Cosworth:
Certainement la surprise de la saison.
Qui pouvait prévoir un tel début de saison pour l’écurie issue des cendres de la pathétique équipe Jaguar / Cosworth. La renommée du félin n’a jamais étincelé en F1. Pire, la débandade du groupe Ford anéantissait tout espoir fin 2004, jusqu’à ce que le leader de la boisson énergétique rachète l’écurie.
Disposant des infrastructures, des ingénieurs et du châssis Jaguar, Red / Bull n’envisageait en début d’année que de faire mieux que Minardi ou Jordan. Une année de transition en quelque sorte. Et bien, tout est dit, l’équipe fait mieux que Ferrari, BAR ou Sauber et pointe au 5e rang mondiale avec des points engrangés lors de chaque course. Certes, les soucis de plusieurs team leur ont permis de finir les courses à des places très respectables, mais force est de constater que la monoplace a fait un pas de géant en avant, au contraire des années précédentes.
Tout devrait rentrer dans l’ordre d’ici quelques courses, et la RB1 ne devrait plus empocher que les miettes laissées par les leaders, néanmoins, elle a montré son potentiel et les points acquis le sont définitivement.
Jordan / Toyota:
Qu’elle est loin l’époque où Jordan rivalisait avec les meilleurs. Les problèmes financiers de l’équipe ont eu raison de l’aventure d’Eddy Jordan. Vendue à un milliardaire Russe, l’écurie jaune espère un second souffle, mais il va falloir du temps. Le châssis 2005 conçut avec les moyens limités de l’année précédente ne pourra rien face à ses adversaires. Malgré l’opportunité d’utiliser le V10 Toyota, réputé pour sa puissance, Jordan n’a que son passé pour briller. Les nouveaux pilotes du team, peut-être bon, ne pourront pas à la régulière emporter de points. L’avenir de l’écurie est entièrement tournée vers l’est où l’argent du magna pétrolier permettra peut-être un jour la résurrection du team.
Cette saison va être très longue...





