Kimi Raikkonen, interview

Kimi, vous avez pris la tête au championnat du monde, un jour intéressant pour vous. Vous l'aviez virtuellement récupéré dès le départ mais vous nous avez offert une belle passe d'arme avec Robert.
"L'ensemble du week-end fut assez difficile, cela arrive lorsque la voiture n'est pas parfaite. Ce ne fut pas un bon week-end, même si je fini second. La prochaine course sera bien différente. Nous sommes en tête du championnat, c'est ce qui compte et nous savons que nous avons la vitesse pour gagner".
Mettons les problèmes de voiture de coté. Vous avez pris un peu de retard lors du premier ravitaillement et le second est arrivé très tôt.
"Notre second pit stop fut rapide en effet. Nous étions un et deux et nous ne connaissions pas vraiment la stratégie de l'autre. Nous devions nous arrêter. Le premier ravitaillement fut plus délicat car nous avons eu un soucis technique ce qui m'a fait perdre un peu de temps, mais au final, ça n'a pas changé grand chose. Second est une bonne place".
Il y a eu des phases de courses ou vous étiez plus rapide que Felipe. Quel était votre sentiment à ce moment ?
"Le week-end n'a pas été parfait dans le sens ou durant un tour tout allait bien et le suivant était différent et nous n'avons pas su trouver le juste milieu. C'est comme ça. Je n'ai jamais eu vraiment de réussite sur ce circuit, mais il sur ces trois premières courses, il était important de marquer des points. C'est généralement après que début réellement la saison, je suis très content d'arriver en Europe en tête et nous devrions être très fort lors des prochaines courses".
Kimi, vous ne semblez pas enthousiaste par cette deuxième place, mais c'est toujours qu'une nouvelle fois troisième.
"Oui, bien sur, mais nous voulons gagner des course et nous n'avons jamais trouvé le bon rythme ici. C'est toujours difficile lorsque les choses ne vont pas comme vous l'espériez. Evidement, second est une bonne place. Nous sommes leader du championnat, c'est donc un bon résultat mais gagner est toujours mieux".
Parlez nous de votre dépassement sur Robert.
"Je ne crois pas que cela soit si spécial. Il a défendu sa ligne à l'intérieur et moi, j'ai simplement freiné sur le coté propre de la piste. C'est très difficile ici de défendre sa position lorsque vous n'êtes pas sur une zone de freinage propre, de savoir quand freiner. J'ai eu un avantage, je suis passé par l'extérieur".
Avez vous été affecté par les traces d'huile sur la piste ?
"Oui, comme tout le monde. Il nous fallait éviter ces zones et ce n'était pas simple de savoir quand rester ou pas sur les coté propre de la piste, je n'avais pas envie d'aller partout. Ce fut difficile durant plusieurs tours, après ça a été".
Kimi, vous expliquiez ne pas avoir une voiture idéal durant tout le week-end alors que Massa prétendait en avoir une parfaite. Vous aviez fait 6 jours d'essais, ici, en février. Comment l'expliquez vous ?
"Eh bien, les conditions que nous avions rencontré étaient totalement différentes, et nous le savions. C'est juste que ce week-end n'a pas été bon pour moi. Que dire de plus..."
Etait-ce le set-up ?
"Je disais que nous n'avions pas bien travaillé ce week-end, c'est tout. C'est parfois de toutes petites choses qui vous rendent la vie difficile mais c'est la course et ce n'est pas a première fois que ça nous arrive. Nous avons fait second, c'est bien".
Kimi, qu'avez vous pensé lorsque vous avez vu Lewis rater son start ?
"Je ne sais pas ce qu'il lui est arrivé. J'ai pris un meilleur départ que lui et bien sur c'était parfait pour nous. il était le leader du championnat, mais nous savions que nous pouvions le battre. Evidement, s'il ne marquait aucun point, c'était encore mieux. Je ne connais pas le classement, mais être second est très bien pour moi. Nous avons aussi beaucoup repris sur le championnat constructeur, je crois que nous avons un seul point de retard maintenant, comme quoi une seule course peut tout changer. Je crois que ce fut finalement un très bon week-end pour l'équipe".
Kimi, lorsque vous vous rapprochiez de Massa, c'était pour lui mettre la pression ? Pensiez vous réellement pouvoir le passer ?
"Nous savions quand il allait s'arrêter et je devait passer aux stands plus tôt. Evidement, vous essayez toujours de passer le pilote vous précédent, mais en nous arrêtant plus tôt, les chances sont maigres. Je poussais pour me rapprocher de lui, mais chaque fois, il reprenait le large, ça n'a donc rien changé au final. Après mon second pit stop, j'ai juste contrôler ma course, je ne pouvais pas faire grand chose de plus à la régulière".
Hier, vous disiez qu'une stratégie différente aurait pu être plus efficace. A laquelle pensiez vous ?
"Non, j'étais assez content de ce que nous avions. Nous savions comment nous serions après les qualifs. Bien sur, nous ne savons rien des autres équipes, mais nous avons fait un choix qui s'est avéré payant aujourd'hui. Nous n'avions pas la vitesse pour gagner, la stratégie à parfaitement fonctionner pour finir second".





