L'affaire de la Pole

L'encre aura coulée ce week-end. Une nouvelle fois, la Formule 1 s'est retrouvée chahuté par une affaire pour le moins grotesque et aberrante.
Samedi, lors de la phase finale des qualification du GP de Monaco, alors qu'il ne restait plus que quelques poignées de secondes aux pilotes pour tenter de s'emparer de la pole position, la Ferrari de Michaël Schumacher s'est retrouvée immobilisé à la sortie du virage de la Rascasse, mettant fin prématurément à la séance.
Immédiatement, les stands se sont retrouvés comme une fourmilière dans laquelle ont met un coup de pied. Beaucoup criaient au scandale, d'autre restait interloqué de la manière dont avait abouti ses qualifs. Toujours est-il qu'il ne fallut pas grand temps pour que la direction de course demande une enquête sur l'incident.
Les faits sont simples. Michaël Schumacher était dans son ultime tour rapide lorsqu'il est arrivé un peu trop vite à la Rascasse. Un freinage appuyé l'a envoyé tout droit, plaçant la monoplace dans une situation ou il ne pouvait plus avancer. Derrière, Alonso et tous les autres tentait également un dernier assaut, mais tous furent stoppé dans leur effort par les drapeaux jaunes agités sous leur nez. Impossible pour eux de ne pas ralentir sous peine de voir leurs meilleurs temps purement et simplement annulés pour non respects des consignes de sécurité. Cet incident aurait pu passer inaperçu si Schumacher n'avait pas réagi étrangement au moment de son erreur de pilotage, car c'est ainsi qu'il a par la suite expliqué les faits.
Les vidéos, pourtant montre beaucoup de choses et plus particulièrement la manière dont l'allemand a pris ce virage. Arrivant trop vite, Schumacher ne prend pas la trajectoire idéale et se retrouve un peu trop à la corde. Sautant sur les freins, il bloque légèrement sa roue avant droite tout en commençant à faire prendre la courbe à sa voiture. C'est a partir de ce moment que son geste devient suspect, il contrebraque de façon à tirer tout droit et fini l'avant collé au mur. Enfin, sa position n'était idéale, mais malgré qu'il ne soit plus sur la trajectoire, il ne recule pas pour laisser passer les suivants. Tout cela fut alors examiné par la commission de direction. Celle-ci convoqua l'allemand pour entendre ses explications et demanda qu'on lui remettent les données télémétriques ainsi que les liaisons radio.
Le pilote Ferrari s'est tout de suite exprimé sur l'incident prétextant une simple erreur de pilotage suivie d'une incertitude sur le fait de reculer ou pas. Bref, rien qui ne conquit les commissaires de course et après 8 heures de réflexion, la sanction est tombée. Schumacher a été reconnu coupable d'avoir délibérément mis sa Ferrari en mauvaise position afin de bloquer les pilotes le suivant. Le coup est rude, même pour un septuple champion du monde.
Il fallu attendre plusieurs jours pour que les commissaires nous donnent leur opinions après avoir eu tous les éléments en mains. "...à cet endroit précis à ce moment précis il n'a pas agi comme durant tout le week-end. Il a freiné plus de 50% plus fort que lors de ses autres tours. Il a ensuite contrebraqué de manière pathétique et inutile sur 5 mètres, jusqu'à ce qu’il n'ait plus aucune chance de prendre le virage normalement. Il a perdu le contrôle de sa voiture à 16km/h, ce qui est totalement injustifiable ! Le moteur a calé parce qu'il le voulait bien, en laissant s'écouler suffisamment de temps avant de débrayer. L'excuse selon laquelle il n'a pas engagé la marche arrière car il y avait du trafic n'est pas logique" a rapporté le commissaire Verdegay.
Voilà donc une énième étrange réaction de l'allemand qui cette fois lui cause quelques soucis. Mais rassurons nous, il en faut plus pour l'empêcher de récidiver.





