Kimi Raikkonen hors course pour le titre ?

Lorsque Kimi Räikkönen a quitté McLaren pour Ferrari, il se doutait que les premières courses seraient certainement difficiles, mais jamais il n'aurait imaginé un tel début de saison.
Après avoir surclassé tout ses adversaire lors du premier GP à Melbourne, Kimi Räikkönen a marqué le pas à deux occasions en Malaisie et à Bahrein. Jusque là, rien de vraiment étonnant, le finlandais devant continuer son adaptation à sa monoplace et au comportement des pneus Bridgestone qu'il n'avait plus utilisé depuis des années. Par contre, la surprise qui devenait subitement un coup de massue pour le finlandais était le retour au premier plan de Mclaren Mercedes.
Lors de ses 5 saisons passées auprès de la firme anglo-allemande, Räikkönen n'a pu bénéficier d'une voiture compétitive que 2 fois. En 2003, avec la MP4/17D, une amélioration de la voiture de l'année précédente, puis en 2005 avec la magnifique MP4/20. Si le titre 2003 lui passa sous le nez de 2 petits points à cause de la modification en cours d'année du règlement concernant les pneumatiques (cf :Michelin accusé de tricherie), l'échec de 2005 fut à mettre du coté de la fiabilité de la monoplace et de son moteur Mercedes, une coutume chez les gris qui avaient les mêmes soucis en 2002, 2004 et 2006, soit tous les deux ans. Un signe... Aujourd'hui, Kimi est parti et McLaren semble être ultra compétitive.
Du coté des rouges, nul doute que Räikkönen se soit correctement inséré dans la vie de l'équipe et si, comme beaucoup le disent, le finlandais à des difficultés ou des réticences avec la technique, cette rumeur ne date pas d'hier, et Todt n'a pu l'ignorer lors de son choix.
4e course et premier abandon pour Kimi, l'un des 4 as de cette saison. Mieux vaut maintenant que plus tard, mais encore faut-il avoir les capacité de revenir, et là, le doute s'installe. Quand bien même Kimi parviendrait à l'emporter à plusieurs reprise, il faudrait alors que ses concurrents se neutralisent entre eux afin de permettre au finlandais de combler rapidement son écart. Monaco devait être la première étape, mais fut une journée noire. Une petite erreur en qualif et la course du lendemain était ruinée. 1 point comme seul lot de consolation, maigre pour un pilote déjà handicapé par son abandon en Espagne.
La suite de cette première moitié de saison est simple. Kimi possède actuellement 15 points de retard au championnat sur Alonso, ce qui est énorme, mais pas insurmontable. Le Canada lui réussit pas mal et les essais de Ferrari pour cette prochaine course ont été concluant, Indianapolis est l'antre de la Scuderia avec 6 victoires en 7 courses. Ferrari arrive donc en Amérique du Nord, motivée et confiante, à Kimi de finir le travail est à remporter les deux Grand Prix. La chose ne sera pas facile, Massa est dans le coup et bien sur, McLaren est en position de force après sa domination outrageuse de Monaco, mais Kimi doit vaincre et espérer qu'aucun des pilotes McLaren ne finissent deux fois second, ce qui lui permettrait de se remettre en course. Dans le cas contraire, si Räikkönen revient d'Amérique en ayant laissé encore échapper des points sur ses rivaux, Ferrari placera ses ambitions de titre pilote entre les mains de Massa et le finlandais n'aura plus qu'à protéger son équipier.
Toujours est-il que nous n'en sommes pas encore là. Aucun péril en la demeure explique Jean Todt : "C’est toujours, très ouvert. S'il restait deux courses à disputer, avec 15 points de retard, ce serait impossible, mais avec 12 courses encore à disputer ça reste possible". Bien sur, un nouveau coup du sort ou une nouvelle bévue de la part de Räikkönen et tout serait joué, mais le finlandais reste confiant : "Il est clair que mon retard au championnat va me compliquer la vie, mais nous n'en sommes encore qu'au début de la saison. Nous ferons le maximum pour remonter au classement afin de nous battre jusqu'à la fin. Sauf grosse surprise, il y a quatre pilotes qui ont des chances égales de gagner des courses. Cette situation pourrait m'aider dans ma remontée, à la condition bien sûr que moi aussi je gagne".





