Montreal : présentation

La défaite fut dure, mais les rouges ont toujours de la ressource. Massa et Räikkönen sont plus que confiant, blindé à mort. Certes, McLaren très en forme depuis le début de la saison est devenu après la course Monégasque l'écurie à battre, celle sur qui tous les regards sont tourner, mais la F2007 est une bonne voiture et les pilotes de la Scuderia n'ont rien à envier à ceux de Woking hormis un peu plus de chance peut-être.
Todt parle aisément d'un faux pas comme il en arrive quelques fois chez les top teams. Un circuit spécial, une erreur de Raikkonen, un Massa sans argne et voici que Ferrari semble à la peine. Mais le patron veille et remotive ses troupes : "Ce fut l'un des rares épisodes négatifs qui survient inévitablement au cours d'une saison. Je sais que l'équipe McLaren n'a rien de particulièrement neuf. Ils n'ont pas réellement progressé, c'est nous qui n'avons pas réussi à être à la hauteur. Je suis convaincu que le Grand Prix de Monaco n'était qu'un incident isolé", commentait Jean Todt.
Montreal est apprécié de Räikkönen tout autant que de Massa. Les essais faits au Castelet avant le GP de Monaco ont montré que les Ferrari, sur un circuit proche de celui du Canada étaient très performantes, l'espoir est donc possible de voir peut-être le premier doublé Italien cette saison.
"Ma déception de Monaco est archivée. Aujourd'hui, mes batteries sont rechargées pour Montréal. Nous avions tourné deux jours au Castellet pour préparer cette course et je dois dire que nous avons eu de bonnes sensations. On ne peut cependant avoir aucune certitude, car si les tracés se ressemblent, ils ne sont pas identiques. En revanche, ce qui est sûr, c'est que je vais faire de mon mieux pour tirer le maximum du potentiel de la voiture. Je n'ai jamais piloté une Ferrari à Montreal ou à Indianapolis, je ne sais donc pas comment cela va se passer sur ces tracés, mais je sais qu'habituellement la Scuderia y est très forte. Cela ne peut être qu'encourageant. Je suis certain que nous ne serons pas une minute derrière les McLaren comme à Monaco. J'ai gagné à Montréal il y a deux ans. C'est une ville que j'aime beaucoup, l'une des plus belles de la saison. Je suis quatrième, à quinze longueurs des leaders. Ce n'est pas un gouffre. Avec quelques bons résultats, et quelques faux pas des concurrents, la situation peut changer. Comme l'a dit Jean Todt, si j'avais autant de retard à deux courses de la fin de la saison, mes chances seraient réduites à néant. Mais il nous reste douze courses à faire et ce n'est donc pas un retard impossible à combler", expliquait Kimi à son arrivé à Montréal.
Quoi qu'il en soit, le finlandais à tout intérêt à bien figurer dimanche soir s'il veut garder une chance pour le championnat du monde.





