Montréal : Interview (1)

Concernant votre problème de pneu au Nürbürgring, Barrichello dit, lui, qu’il serait rentré au stand. Changeriez vous quelque chose aujourd’hui ?
"Pas vraiment. Nous devions gagner plus de points qu’Alonso et il était derrière moi. Il n’y avait aucune raison de rentrer changer le pneu et perdre des points face à lui alors que nous étions en mesure de lui en prendre 2 de plus. Nous avons simplement été malchanceux que la voiture ne tienne pas un tour supplémentaire. Nous avons pris ce risque et cela n’a pas payé. Mais je referais la même chose".
Lorsque vous avez pris un tour à Jacques, vous avez fait un plat à votre pneu et ainsi compromis votre course. C’est difficile de garder ça à l’esprit ?
"Oui, mais je n’en tiens rigueur à personne, c’est une erreur de ma part et cela m’a coûté cher. Il est toujours plus facile après de dire que si j’avais freiné plus tôt rien ne serait arrivé. J’ai un peu bloqué l’arrière et je n’ai pas pu tourné correctement, c’était un mauvais dépassement, mais vous essayez toujours de dépasser les retardataires le plus vite possible. J’avais perdu du temps avec les Jordan juste avant et je ne voulais pas en reperdre. J’ai fait une erreur qui m’a coûté très cher".
Que pensez vous des 2 prochaines courses ?
"Nous avons fait de très bons essais, la voiture est rapide, meilleure qu’en Europe, je suis donc confiant pour cette course. La voiture est toujours bonne à Indianapolis. Il y a toujours des interrogations, mais la voiture a été rapide sur tout types de circuits, je ne vois donc aucune raison pour qu’elle ne le reste pas".
Kimi, que pensez vous de votre situation face à Alonso ? Il a 32 points d’avance sur vous et il reste 12 Grands Prix.
"Nous sommes en meilleure position qu’après Imola. Nous avons un peu de retard et il n’est pas facile de reprendre des points rapidement s’il fini toujours ses courses dans les points. On verra, il reste beaucoup de course et bien des choses peuvent arriver. Tant que nous finirons des courses devant lui, nous aurons une bonne chance de le rattraper, mais ça ne sera vraiment pas facile. Nous devons juste faire de notre mieux et attendre".
Kimi, comment avez-vous découvert votre problème de roue et de suspension ? Quelle a été votre réaction immédiate au problème ?
"Eh bien, j’ai vu l’état du pneu lors de mon arrêt au stand. Lorsque je me suis arrêté, le plat été juste au dessus du pneu, j’ai donc pu bien voir l’état du pneu et il n’était pas en bonne forme. Ce n’était pas trop mauvais au début, mais l’état empirait au fil des tours. Les 3 ou 4 derniers tours étaient très durs car je ne voyait plus rien à cause des vibrations, mais je n’avais pas le choix, je devais aller aussi vite que possible et tout le monde à vu la suite. C’est vrai, j’étais vraiment mécontent de moi, mais que pouvais-je y faire ? Nous avons simplement joué de malchance. Nous pensions que cela pouvait tenir un tour de plus, ce ne fut pas le cas".
Kimi, auriez-vous pris la même décision ici ou à Indianapolis ou les échappatoires sont moins nombreux ?
"Oui, je ne pensais pas à la sortie car je pensais que ça irais au bout".





