Montréal : Interview (2)

Quelles sont pour vous les atouts d’Alonso et ses points faibles, s’il en a ?
"La voiture est fiable et c’est ce qui a été primordial pour eux. C’est vrai qu’ils étaient très fort en début de saison. Je pense que notre monoplace est aussi bonne que la leur voir meilleure et nous pouvons donc nous battre, mais je ne vois pas vraiment de points faibles ou de points forts".
Après votre accident, McLaren a été accusé d’avoir risqué votre vie en vous laissant en piste avec votre pneu endommagé. Pensez vous que la règle du pneu unique est en cause ?
"Pendant la course, il est difficile de savoir si un pneu peut être changé ou pas sans pénalité. Personne ne sait vraiment. Ils prétendent après la course que son état pouvait autoriser son changement, mais pendant la course, comment le savoir ? Ce genre de problème est toujours dangereux, mais je ne dirais pas qu’ils m’ont mis dans une situation risquée. Au final, c’était ma décision, j’aurais pu rentrer si je l’avais voulu. Personne n’est responsable".
Les pneus pluies Michelin sont en général moins performent que les Bridgestone. Que pouvez vous nous dire à leur sujet, sont-ils revenu au même niveau ?
"Les intermédiaires sont excellents. En début d’années, nous avons eu l’occasion de les essayer et ils sont, je pense, aussi bon que les Bridgestone. Les pneus pluies ne sont toujours pas au même niveau, mais ils s’améliorent. Cela dépend de la quantité d’eau sur le circuit, mais ils sont tout de même très bons. Nous ne savons pas ce qu’a fait Ferrari à Silverstone lorsque qu’il a plu, mais nous, nous étions rapide, je ne pense donc pas que nous aurions de problèmes majeur en cas de pluie".
Avez-vous des difficultés à gérer vos pneus sur la distance d’un Grand Prix ?
"Pas vraiment, notre voiture est très bonne et les pneus avaient déjà enduré une course complète en nous donnant la victoire. Là, c’était ma faute. Pour moi, ce n’est pas un problème, les pneus fonctionnent à merveille avec notre package".
Néanmoins, malgré l’usure régulière du pneu, il y a toujours le risque d’un plat ou d’un autre problème ?
"Oui, mais même avec des pneus neuf et des freins en parfait état, au premier virage, la même chose peut se produire. Il n’y a donc pas de différence entre de pneus neufs ou usagés, si vous faites une faute, vous la faites".
L’audience des Grand Prix est en chute depuis 2 ans en Europe et ici au Canada, ce n’est pas non plus excellent, qu’est-ce qui en est responsable ?
"Je ne sais pas, j’ai entendu dire que l’audience monte par endroit, notamment en Finlande, donc, je sais pas quoi répondre".
Kimi, pouvez vous nous donner votre avis sur les différents équipiers que vous avez eut cette année ?
"Ils sont tous très différents. Lorsque je suis arrivé en F1, c’était plus difficile parce que je n’avais aucune expérience, mais au bout d’un certain temps, cela a été mieux. C’est sur, la première année est toujours la plus dure… Cette saison ? Oh, excusez-moi. Ils sont tous excellents. Chacun travail différemment. J’ai seulement couru deux courses contre deux d’entre eux. Ils sont de très bons pilotes, mais je ne veux pas avoir à répondre à ce genre de question qui n’est là que pour tenter de créer une rivalité entre équipiers. Ils sont bons, mais personnes ne peut dire à quel point ou qui est le meilleur".





